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Championnat du monde 2002, Helsinki, Finlande 18 -25 mai |
Roberto Mezquita revient sur ses CM |
Petit retour en arrière...
Roberto a fait ses débuts en 1991 au Tessin. Il dispute pour la
première fois le championnat tessinois à l´âge
de 19 ans. En 1993, il part étudier à l´Université
de Fribourg et découvre le championnat suisse de Unihockey. Il
joue trois ans avec Marly sur petit terrain, puis change de club et découvre
le grand terrain avec Courtepin.
Cette année-là, Courtepin dispute le même championnat-test
que Genève en 2e ligue. La 2ème saison, il joue avec eux
en 1ère ligue et défend les couleurs de la seule équipe
romande à ce niveau. A la fin de ses études, il part finalement
pour Genève dans le but de travailler.
Ne voulant pas arrêter le unihockey, il rejoint le UHC Genève
en juillet 2000. Pour sa troisième saison au sein du club, Roberto
est responsable des entraîneurs et a décidé de s´occuper
de la première avec beaucoup d´ambition.
Unihockey oui, mais pas seulement à Genève!
Roberto travaille aussi pour l´ASUH en tant qu´entraîneur
de la sélection tessinoise des < 18 ans. Cette équipe
fait partie des 5 sélections régionales, réservoirs
de talents pour l´équipe nationale des < 19 ans.
En ayant la double nationalité espagnole-suisse, Roberto a eu la
possibilité de rejoindre l´équipe nationale d´Espagne,
avec laquelle il a participé aux derniers Championnats du Monde
à Helsinki.
Sylvain
Polti: Quelle a été ta première impression à ton
arrivée en Finlande?
Roberto
Mezquita: A part la langue totalement incompréhensible, tout était
plus calme, même les voitures avaient l´air de faire moins
de bruit! En arrivant à l´hôtel, on est tombé
sur une grande TV passant les play-offs finlandais de unihockey. Tous
le monde est resté scotché devant! devant notre surprise,
l´huissier nous
a même demandé si on connaissait ce sport, alors qu´on
devait participer aux championnats du monde!
Lorsque tu ne jouais pas, qu´est ce que tu faisait de spécial?
Vu que deux finlandais faisaient partie de l´équipe d´Espagne,
on a profité, un autre joueur suisse et moi, pour leur rendre visite
deux jours avant.
On a bien entendu visité la ville, mais aussi l´usine où
sont fabriquées les cannes «Fatpipe». Là-bas,
j´ai pu signer un contrat de sponsoring avec eux pour la durée
des CM.
Revenons au CM, comment était l´ambiance?
L´organisation était très professionelle; toutes les
équipes étaient traitées la même chose (déplacement,
conférence de presse, interview des équipes, TV, journaux,
test anti-dopage...). De même, les conditions de jeu étaient
idéales (surface spéciale, ramasseurs de balles... même
pendant les échauffements!).
Et comment s´est déroulée votre préparation?
Une fois arrivé sur place, on avait un entraînement et un
match par jour. Les entraînement se déroulaient dans des
centres spécialement conçu pour le unihockey.
Le plus moderne disposait de 7 terrains de unihockey (petits et grands
terrains), répartis sur trois (!) étages. Chaque vestiaire
disposait d´un frigo et d´une TV. Entre 2 vestiaires se trouvait
une salle de relaxation et de conférence avec fauteuils, douches
et sauna. En fait, toutes les équipes qui ont découvert
ce centre hallucinaient!
Quel est la différence entre le unihockey en Suisse et en Finlande?
En Finlande, il y 33´500 licenciés pour 300´000 pratiquants.
Il y a donc énormément de gens qui jouent pour le plaisir,
contrairement à la Suisse où cette proportion est beaucoup
plus faible. Cela montre que la-bas ce sport est déjà assez
mûr, alors qu´en Suisse, on est encore en expansion.
...et
en ce qui concerne les médias?
Du côté de l´intérêt médiatique,
la finale a été jouée devant 14´000
spectateurs enthousiastes.
Tous les matchs du groupe A ont été diffusé en direct
à la TV finnoise (l’équivalent de la TSR1) et en différé
les jours suivants (sur la TSR2). Tous les jours, il y avait une page
dans la presse locale et nationale sur les CM!
Interview : Sylvain Polti
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